Réponse : du point de vue chimique, le principal médiateur dans nos rhumatisme est désigné sous le terme de prostaglandine 2, molécules synthétisées à partir de l’acide arachidonique ( dérivé de l’acide linoleïque, de la famille des omega 6).
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont capables de bloquer la synthèse des PG2 (cox-2), donc de diminuer l’inflammation et la douleur, mais ils bloquent aussi les prostaglandines 1 (PG1, voie cox-1), qui eux ont un rôle régulateur dans beaucoup de processus (dont l’inflammation en contrebalançant les effets des PG2), d’où certains effets secondaires des AINS: gastrites et risques d’ulcère. Les nouveaux anti-inflammatoires capables de bloquer de façon sélective la production des PG2, sont dits “cox-2” sont apparus ces dernières années : CELEBREX® et VIOXX® (retiré du marché depuis pour de probables effets secondaires cardiaques)
Les omega 3 sont des précurseurs des prostaglandines 3 (PG3): l’acide alpha linolénique est le “chef de file”, on le retrouve dans les végétaux, EPA et DHA sont essentiellement apportés par les poissons des mers froides.
Les omega 3 ont ainsi un rôle potentiellement anti-inflammatoire, puisque les PG3 neutraliseraient les effets des PG2 (voir ici) , ils interviennent de façon positive dans la modulation de la coagulation.
d’effets favorables sur l’évolution de ces pathologies. (source: Institut Linus Pauling, Oregon, USA).
les omega 3 se trouveront dans l’alimentation, en privilégiant certains aliments:
Les acides gras omega 3 EPA et DHA seront fournis essentiellement par les poissons des eau froides, toutefois, ces poissons sont fréquemment contaminés par des toxines (PCB, Mercure), aussi, la cuisson semble détruire une bonne partie des omega 3 au delà de 60°C.
Concernant le rapport dans l’alimentation entre Omega6 et Omega 3, les scientifiques s’accordent à proposer un rapport d’environ 5/1, alors que dans notre alimentation occidentale, on estime qu’il se situe entre 10/1 et 30/1
Pour revenir à la question de départ: l’intéret des oméga 3 pour nos arthrites, en l’état actuel de la science, il y a des convergences en ce qui concerne la polyarthrite rhumatoïde où des études scientifiques ont mis en évidence de réelles améliorations de santé. Pour la spondylarthrite, la première étude date de 2006 et les resultats semblent très prometteurs, donc à vous de ne pas négliger cet facette de votre alimentation.