Ancien interne des hôpitaux de Montpellier, maître de conférence à la faculté de médecine, praticien hospitalier, le Docteur Seignalet était aussi titré et compétent en gastro-entérologie qu’en hématologie.
En effet, depuis 20 ans, sa conviction de l’extrême importance de la nutrition dans de nombreuses pathologies l’ont conduit à des recherches touchant la plupart des secteurs de la médecine, mais aussi de la biologie.
À la pointe de l’actualité scientifique, le Dr Jean Seignalet a ainsi développé une vision globale, fondant ses théories sur les découvertes et les parutions médicales les plus récentes dans les secteurs les plus divers : rhumatologie, gastro-entérologie, endocrinologie, neurologie, psychiatrie, dermatologie, ophtalmologie, pneumologie, cancérologie, diététique, mais aussi, immunologie, génétique, anthropologie, bactériologie, biologie moléculaire, biologie du vieillissement et physiologie.
Des
données scientifiques récentes nous apprennent que l’intestin des malades souffrant de pathologies inflammatoires chroniques (polypose naso-sinusienne, spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques, et bien sûr crohn et rectocolite hémorragique) présente une inflammation chronique, le plus souvent asymptomatique.
Alors que les chercheurs s’interrogent depuis des années sur les facteurs environnementaux qui aboutissent à la production d’anticorps dans les maladies autoimmunes, le Dr Seignalet pointe du doigt l’intestin grèle, en effet dans cette zone de l’intestin, une unique couche de cellule (épithéliome) sépare la circulation sanguine de milliards de bactéries pathogènes et d’un bol alimentaire en décomposition. Le rôle physiologique de l’intestin grèle est l’assimilation, mais dans un contexte d’inflammation chronique, le filtre se transforme en passoire.
Sous l’influence de divers facteurs: génétiques (carences enzymatiques, terrain prédisposant), allergiques (gluten, protéines du lait), toxiques (alcool), bactériens et aussi d’un etat de carence en micro nutriments, l’inflammation de la muqueuse intestinale devient chronique, facilitant ainsi le passage dans la circulation de macro-molécules bactériennes et alimentaires.
Dans cet état que l’on caractérise d’
hyper perméabilité intestinale (Leaky gut syndrom), la passage de molécules exogènes va provoquer un processus inflammatoire chronique et une réponse immunitaire qui, en fonction du terrain va aboutir à l’apparition d’une maladie auto-immune.
L’agriculture a donné naissance à des graines hybrides, comme par exemple: Triticale, ces végétaux ne sont pas des Organisme génétiquement modifié au sens actuel du terme, mais nous ne pouvons pas dire qu’ils soient d’origine naturelle.
Le deuxième grand virage est beaucoup plus récent: la révolution industrielle: le caractère artisanal a été remplacé par la productivité, la quantité a remplacé la qualité, les conservateurs alimentaires sont apparus. Encore plus récemment, le four à micro-ondes a fait son apparition, ainsi que le mode de Restauration rapide
Pour Seignalet, il est très peu probable que le patrimoine génétique du chasseur-cueilleur du paléolithique ait eu le temps de s’adapter à l’alimentation moderne. De cette inadaptation résulte, à son avis, une des clef de la compréhension de beaucoup de pathologies modernes.
L’utilisation des laits animaux dans l’alimentation humaine est récente, moins de 10 000 ans, son apparition systématique sur toutes les tables est très récente : les années 1970. Le lait de par ses proteines, au caractère allergisant ; la nature de ses lipides ; la présence de nombreuses hormones ; sa charge calcique trop importante et non adaptée à l’espèce humaine (le lait de vache doit faire grossir un veau en quelques mois ; il est très suspect pour l’être humain).
De plus, l’homme adulte ne produit plus de lactase (enzyme dégradant le lactose, sucre contenu dans le lait), c’est un indice qui nous indique que le lait (humain ou animal) ne devrait plus être consommé à l’age adulte.
Pour toutes ces raisons, le Dr Seignalet préconise une alimentation sans aucun produit laitier: lait pasteurisé; yaourts, fromages, ainsi que tous produits dans lesquels entrent les poudres de lait comme ingrédient.
Les céréales contenant du gluten sont connues pour être source d’intolérance et de réactions auto-immunes (Maladie cœliaque). L’engrain puis l’épeautre sont les ancêtres rustiques du blé, ces céréales étaient à faible rendement, les croisements faits par l’homme durant les derniers millénaires ont sélectionné des graminées contenant toujours plus de gluten; pour une meilleure panification et au rendement toujours plus important: le kamut égyptien, l’orge, le seigle, le froment, l’avoine et le blé.
Le Dr Seignalet propose donc l’élimination de toutes les céréales contenant du gluten, ainsi que tous les aliments dérivés: pain, pâtes alimentaires, pizza, gateau...
Par exemple, le tournesol est pressé à chaud, et l’industrie utilise des solvants pour extraire le maximum d’huile de la graine. Sous l’effet de la chaleur et des solvants, les acides gras insaturés sont dénaturés, leur structure spatiale se modifie : on parle de formation d’isomères,
pour la Margarine, le constat est encore pire. L’huile de tournesol, une fois dénaturée, est ensuite hydrogénée. Des molécules qui n’existeront jamais dans la nature sont ainsi produites par l’industrie agro-alimentaire.
Devant ce constat plutôt inquiétant sur l’intérêt nutritionnel de ces aliments, le Dr Seignalet propose de remplacer beurre, margarine et huiles issues du raffinage par des huiles de première pression à froid : huile d’olive vierge, huile de colza, huile de noix, huile de noisette... toutes issues d’une pression à froid, et de l’agriculture biologique.
Il conseille également la consommation régulière de poissons des mers froides, pour leur apport en acides gras Oméga 3. En particulier : EPA et DHA.
Le Dr Seignalet conseille de limiter la cuisson à une température de 110°C. A cette température, la dénaturation des protéines, glucides, des huiles et des nutriments est limitée. Au delà, l’apparition de molécules de Maillard nous indique la production de molécules non adaptées à nos enzymes (mais agréables à nos sens).
Il faut donc :
L’absence de cuisson préserve les vitamines, les oméga 3 et la plupart des molécules antioxydantes.
A cause de l’agriculture intensive, la plupart des végétaux que l’on trouve dans le commerce contiennent des pesticides. Le plus grave, c’est que l’impact des pesticides à doses infimes mais quotidiennes sur notre organisme n’est pas connu.
En privilégiant l’Agriculture biologique, nous privilégions le goût et la qualité nutritionnelle, et nous participons indirectement à un acte écologique.
dans les pathologies inflammatoires chroniques, il existe souvent un terrain de carence en nutriments non énergétiques : vitamines, sels minéraux et oligo-éléments,
les besoins d’un organisme malade sont plus élevés que ceux d’un individu sain,
l’alimentation moderne est carencée.
La supplémentation fait partie intégrante de la nutrition Seignalet, il est indispensable de la continuer durant toute la période du changement alimentaire.
a production d’acide lactique empèche la prolifération des entéro-bactéries pathogènes,
l’action bénéfique sur les entérocytes.
Parmis elles, 91 ont réagi favorablement au régime, ce qui représente un espoir pour de nombreux malades. Ces patients ont appliqué strictement la nutrition Seignalet et les effets ont été perceptibles au bout d’une durée variable.
o Acné P 511
o allergies P 536
o Amyloses P 442
o Anémie de Biermer P 290
o Aphtes P 537
o Arthrites chroniques juvéniles P 210
o Arthrose P 362
o Asthme P 526
o Athérosclérose P 429
o Autisme P 383
o Basedow P 233
o Bronchite chronique P 523
o Cancers P 465
o Caries dentaires P 441
o Cataracte P 440
o Céphalées P 379
o Cholangite sclérosante primitive P 263
o Chondrocalcinose P 377
o Cirrhose biliaire primitive P 259
o Côlon irritable ou Colite P 493
o Colite microscopique P 496
o Connectivites P 227
o Maladie de Crohn P 500
o Dépression nerveuse endogène P 387
o Dermatite herpétiforme P 270
o Diabète de type 1 P 292
o Diabète de type 2 P 409
o Dyspepsie P 439
o Dystonie P 405
o Eczéma P 514
o Fatigue inexpliquée P 442
o Fibromyalgie P 347
o Fibrose pulmonaire idiopathique P 441
o Gastrite P 510
o Glaucome P 440
o Goutte P 374
o Granulomatose de Wegener P 274
o Hémopathies diverses P 438
o Hépatite auto-immune P 257
o Histiocytose langerhansienne P 539
o Hypercholestérolémie P 425
o Hypoglycémie P 424
o Infections à repetition P 535
o Lupus érythémateux disséminé ("LED") P 219
o Lithiase vésiculaire P 439
o Maladies auto-immunes,tableau P 570
o Maladies d'élimination,tableau P 572
o Maladies d'encrassage,tableau P 571
o Maladie cœliaque ("MC") P 267
o Maladie d'Addison auto-immune P 284
o Maladie d'Alzheimer P 393
o Maladie de Behçet P 543
o Syndrome_de_Churg-Strauss P 289
o Maladie de Horton P 283
o Maladie de La Peyronie P 283
o Maladie de Parkinson P 398
o Maladies rebelles au régime, tableau P 568
o Mastocytose P 540
o Myasthénie P 287
o Narcolepsie P 291
o Néphropathies à IgA P 278
o Neuropathies périphériques P 273
o Nodules thyroidiens P 441
o Ostéoporose P 370
o Pancréatite aiguë P 441
o Pelade P 289
o Pemphigus P 288
o Périartérite noueuse P 277
o Polyarthralgies P 377
o Polyarthrite rhumatoïde ("PR") P 161
o Polypose naso-sinusienne P 537
o Pseudo polyarthrite rhizomélique P 209
o Psoriasis P 518
o Purpura thrombocytopénique P 286
o Rectocolite hémorragique P 498
o Rhumatismes divers P 216
o Rhumatisme palindromique P 216
o rhumatisme psoriasique P 207
o Sapho P 554
o Sarcoïdose P 557
o Sclérodermie P 224
o Schizophrénie P 385
o Sensibilité chimique multiple P 559
o Sclérose en plaques ("SEP") P 243
o Sclérose latérale amyotrophique ("SLA") P 406
o Spondylarthrite ankylosante ("SPA") P 191
o Spasmophilie P 426
o Sportifs P 447
o Stéatose hépatique non alco P 442
o Surpoids, obésité P 427
o Syndrome de fatigue chronique P 561
o Syndrome de Goujerot-Sjögren P 217
o Syndrome de Guillain-Barré P 271
o Tendinites P 359
o Thyroidite d'Hashimoto P 286
o Urticaire P 516
o Uvéite antérieure aiguë P 271
o Vieillissement P 442
o Vitiligo P 289
Le régime est difficile socialement: il faut faire face aux incompréhensions et à la pression sociale de l’entourage.
peu de médecins sont formés et compréhensifs.
l’achat de produits diététiques et/ou biologiques peut être chère, en France, les compléments alimentaires sont le plus souvent non remboursés par la sécurité sociale.
Les écarts au régime peuvent être sanctionnés par une rechute.
Le Dr Seignalet se défend de ne pas avoir publié ses travaux, il a publié 78 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture, lorsqu’il a proposé des articles sur ses travaux concernant le rôle de la nutrition dans les pathologies auto-immunes, il a été confronté à la “pensée unique”, et ses articles n’ont pas été publiés.
Le malade est ici acteur,
il doit bien avoir compris pour être très vigilant dans ses choix alimentaires, sachant que les erreurs diminuent l’efficacité de la nutrition,
donner un “faux régime” à des malades souffrant de maux graves depuis des années et qui font des centaines de kilomètres pour vous rencontrer n’est pas éthique, surtout si vous disposez d’informations lui permettant d’aller mieux en quelques semaines.
que ce soit sur le site de
l'association Jean Seignalet ou sur des
forums de malades suivant la nutrition Seignalet, il n’est pas rare de lire des témoignages de personnes souffrant de maux graves et invalidants aller mieux après plusieurs semaines de régime. Certains vont suffisamment mieux pour stopper tout traitement médicamenteux.
les effets positifs du régime permettent à certain de profiter à nouveau de la vie, et de pouvoir faire des projets.
“Si c’est placebo ou pas dans mon cas, aucune idée, mais à l’heure actuelle, mon régime a eu des effets positifs, et c’est finalement le point principal, me semble-t’il.”
“Mon seul regret et de ne pas en avoir entendu parler avant, celà m’aurait évité bien des désagréments.”
Voir aussi
nutrition/seignalet/livre.txt · Dernière modification: 2008/12/22 00:38