Cliniquement ce que l’on traduit par axial, est l’ensemble des articulations qui ont trait à l’axe du corps, à savoir les sacro-iliaques, les vertèbres, le thorax.
L’enthèse est la région anatomique où le tendon s’attache sur l’os. L’inflammation de l’enthèse entraînera une douleur caractérisée par un lieu très précis. Elle sera réveillée par une pression sur cette région, et augmentée par une mise sous tension du tendon.
Relative au rachis, ensemble constitué des vertèbres, des ligaments et des articulations reliant ces vertèbres. La SPA provoque une inflammation présente sur les ligaments à l’avant des vertèbres ou au sein des articulations à l’arrière. Elle est responsable de douleur, et de diminution de la mobilité du rachis.
Ces douleurs provoquent des réveils nocturnes et entraînent des raideurs qui s’estompent dans la journée. Elles se différencient donc facilement des affections mécaniques tel que lumbago, hernie discale et arthrose.
Le risque le plus important est l’évolution vers une ankylose du rachis.
La paroi de la cage thoracique est constituée par la colonne vertébrale en arrière, le sternum en avant, les côtes sur les côtés qui réunissent la colonne au sternum. Et cela ne s’arrête pas là en ce qui concerne les articulations, les côtes s’attachent côté sternum par un pont cartilagineux, et les clavicules se fixent également au sternum.
Les douleurs de la paroi thoracique en dehors de celles du dos (dorsalgique), sont très localisées et réveillées par une pression du point douloureux, aggravées par les efforts d’éternuement et de toux. Elles se différencient donc facilement des douleurs de poitrine rencontrées lors des maladies cardiaques.
Le risque à terme est l’ankylose de la paroi thoracique entraînant une diminution des capacités respiratoires.
Les sacro-iliaques sont les articulations qui relient le rachis aux hanches.
L’inflammation de ces articulations provoque des douleurs siégeant le plus souvent en pleine fesse. Ces douleurs peuvent provoquer des réveils nocturnes et vont augmenter dès la pose des pieds à terre jusqu’à provoquer une boiterie.
L’atteinte sacro-iliaque est douloureuse, elle peut évoluer vers une ankylose. Celle-ci est la bien venue car elle supprime la douleur et provoque qu’un faible handicap au maintien de la souplesse et aux activités physiques.
Les articulations périphériques sont constituées par des cartilages et des tissus (membrane synoviale) qui les recouvrent. L’inflammation de ces tissus a pour effet une sécrétion anormale de liquide qui s’accumule dans l’articulation (épanchement de synovie). L’articulation est alors gonflée et douloureuse.
Lorsque cette inflammation touche toutes les articulations d’un même doigt ou orteil et qu’elle est cumulée avec l’inflammation des tendons entourant l’articulation, ces extrémités sont gonflés et prennent le terme médicale de doigt ou orteil« en saucisse » appelé également dactylite.
Le talon est une région complexe du corps, et il est nécessaire de faire un rappel d’anatomie. Le talon d’Achille qui fixe le muscle du mollet sur l’os du talon est en continuité avec une toile fibreuse solide qui couvre la plante du pied et maintient son architecture. Le talon d’Achille, dans ses derniers centimètres, est contre l’os du talon. Des structures protectrices lubrifiantes sont interposées entre eux pour permettre de glisser sans frottement à chaque pas, ces bourses séreuses sont constituées d’une membrane proche d’une membrane synoviale.
L’inflammation peut siéger à différents endroits. La douleur du dessous du talon (talalgie inférieure) est une enthésiopathie. La douleur à l’arrière (talalgie postérieure) est due à une enthésiopathie s’il n’y a pas de gonflement, sinon c’est l’inflammation d’une bourse à l’avant ou à l’arrière du tendon d’Achille (bursite pré- ou rétro-achilienne).
Les signes de la talalgie dans le diagnostique de la SPA sont, une douleur le matin au réveil ou dès la mise en position debout, une atténuation au cours de la journée et une alternance d’un talon à l’autre.
L’iris ou les corps ciliaires peuvent être touchés. Cette atteinte est également appélée Uvéite et dans certains cas iridocyclite.Les signes sont un oeil rouge et douloureux sans sensation de sable. Cette inflammation peut entraîner des cicatrices (synéchies) responsable de trouble de la vision et nécessite donc un traitement urgent.
les signes inflammatoires biologiques sont:
Les signes radiologiques apparaissent longtemps après le début de l’atteinte dans les articulations périphériques, dans les formes axiales sont observées après un certain temps d’évolution:
Un examen tel que la scientigraphie permet de localiser les zones où l’inflammation est présente